mercredi 5 décembre 2007

Novembre 2006 : Devoir de mémoire au Lycée Saint-Antoine

Les voyages forment la jeunesse » dit la sagesse populaire. Mais encore faut-il discerner voyage à but ludique t voyage à but culturel. Réunion pour les élèves de première du Lycée Saint Antoine, qui participeront à un périple intitulé « Berlin, Prague, Auschwitz, sur les traces de la Shoah ».


« Un voyage comme ça demande une préparation psychologique et intellectuelle » affirma d’emblée Jean Bourst, professeur d’histoire-géographie au Lycé Saint-Antoine et créateur du projet, initialement prévu en collaboration avec Christian Pennec. Pas question de se trouver en simple position de consommateur, de touriste visitant les lieux de théâtre de l’Histoire. Pour les 45 élèves partants, la préparation du voyage demandera un travail supplémentaire et une présence au lycée en dehors des heures de cours. Recherches, lecture du témoignage de Primo Lévi et du roman de Robert Merle intitulé « La mort est mon métier », mais aussi exposés ponctueront la préparation du voyage « essayer de comprendre comment des hommes à la base normaux ont pu entreprendre de tuer, comme ça, pour une journée, 150 hommes ou plus ». Encadrés également par Joëlle Rozet, professeur de lettre modernes et Pascal Curin, professeur d’allemand, les premières, et les quelques terminales qui se sont joints au groupe rencontreront également Laurent Joly, spécialiste de la politique antisémite de la France de Vichy et assisteront à la représentation de la pièce de théâtre « Si c’est un homme »


Des aides


Mais au-delà du voyage en lui-même, qui mènera durant une semaine des vacances d’hiver les lycéens entre autres, au mémorial de l’holocauste de Berlin, au quartier juif de Prague, à Cracovie et au camp d’Auschwitz se pose le problème inhérent du coût d’une telle entreprise. Initialement prévue à 300 € par élève, celui-ci sera revu à la baisse, entre 150 et 200 €, grâce aux aides espérées de la part des différents organismes contactés, à savoir la Fondation entente franco allemande, la Fédération Nationale André Maginot, la Fondation pour la mémoire de la Déportation, la mnistère de la Défense, la région Lorraine, la municipalité de Phalsbourg et l’Association des Parents d’Elèves de Saint-Antoine.


Une autre recommandation fut donnée aux élèves, en attendant la prochaine réunion de lundi soir : « Dans le coin là-bas, en février, il fait entre -15 et -20 degrés, prévoyez en conséquence … »


Exit donc, nombrils à l’air et minijupes, place aux doudounes et aux moon-boots.

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